2.3 Du métal au quotidien

Qu’il s’agisse d’objets pour les soins corporels, de services pour la cuisine, ou encore d’appliques décoratives pour le mobilier, la malléabilité du métal qui les compose permet de réaliser toutes sortes d’outils et d’ustensiles qui relèvent de la quincaillerie ou des arts ménagers.


Ces objets en métal sont souvent associés à des parties organiques disparues, comme cela se voit aisément sur les couteaux dont la lame se termine par une partie plus étroite, la soie, qui s’enfonçait dans un manche en bois, en corne ou en os. Au Haut Moyen Age, le couteau faisait partie des objets personnels, ustensile polyvalent porté aussi bien par les hommes que par les femmes, comme en témoigne le contenu des tombes. C’était alors, en l’absence de fourchette, le seul couvert pour piquer la nourriture.


Les soins corporels profitent aussi de l’usage du métal. Une tombe à crémation de Delémont-En La Pran renfermait un des premiers modèles de rasoirs à double lame. Dans la villa romaine de Boécourt-Les Montoyes, c’est une spatule à fard qui fut mise au jour, alors qu’à Delémont-La Communance, c’est un fragment de miroir.


Les fiches, rivets et agrafes peuvent être réalisés dans toutes les tailles, longueurs et diamètres, pour assembler ou fixer des éléments en bois, en cuir ou en tissu. Leur forme et leurs dimensions sont les seules données permettant de nous suggérer leur usage.


Les appliques, sonnailles et passes-guides servent à l’ameublement, au transport ou à la conduite des animaux. Parfois aussi, tout simplement, ils les enjolivent de leur éclat.

Couteau

Couteau en fer. Lame asymétrique à dos épais et rectiligne jusqu'à l'extrémité de la pointe; tranchant rectiligne relevé à la pointe; soie trapézoïdale bien détachée du tranchant.
Longueur = 22 cm; largeur = 2 cm; épaisseur du dos = 0,6 cm; poids = 54 g.
Datation : Mérovingien, 7e siècle.
N°Inv. : CTD 002/4280 CR.
Référence : CAJ 33.

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