3.12 Des verreries au vert

Les travaux de la Transjurane, tant dans le canton du Jura que dans celui de Berne, ont permis de redécouvrir un pan oublié de l’artisanat régional, celui de la verrerie. En parallèle se développe une nouvelle discipline : l’archéologie industrielle.
Profitant de la vaste forêt jurassienne, des verreries dévoreuses de bois se sont établies dans la région dès le 15e siècle et ont connu un essor aux 17e et 18e siècles. Le verre peut être produit localement par assemblage de sable de quartz présent dans les environs, de soude tirée de cendres d’arbre, et de chaux extraite du calcaire. A partir d’une température de 1000°C, on obtient, de ce mélange mis dans une chambre de fusion, une pâte qui peut être travaillée. Cependant, pour obtenir du verre transparent, il faut atteindre près de 1500°C.

Deux ateliers de verriers ont été fouillés sur le tracé de l’A16, l’un à Rebeuvelier-La Verrerie (JU), et l’autre à Court-Le Chaluet (BE). Chacun d’entre eux constituait le centre d’un petit hameau éloigné du village. Les déchets de production, que l’on découvre dans les structures et leurs alentours, montrent l’éventail des objets réalisés dans ces fabriques à différentes époques: gobelets, verres à pied, flacons, bouteilles, verres à vitre, bobines et cannes d’apparat.