4.9 Qui s'y frotte ne s'y pique pas

Des objets en pierre s'avèrent nécessaires pour certaines activités domestiques ou artisanales, lorsqu'il faut par exemple moudre des céréales ou aiguiser des lames.


Pour la fabrication des meules, des polissoirs et autres aiguisoirs, le choix de la matière première – grès, schiste ou granite - est primordial car réalisé en fonction de la qualité abrasive recherchée dans le frottement.


L’activité agricole exige des outils de mouture pour transformer les grains en farine. Ce sont des instruments lourds, difficilement déplaçables, et qui se composent de deux parties superposées : une partie fixe, et une partie mobile. Au Néolithique et à l’âge du Bronze, l’élément fixe se nomme la meule dormante, et l’élément mobile la molette, cette dernière étant actionnée par un mouvement de va-et-vient. Ce type d’instrument perdure longtemps sans profonde modification, jusqu'à ce qu'apparaissent à la fin de l’âge du Fer des meules rotatives d’inspiration méditerranéenne. Ces dernières comprennent une partie fixe, la « meta », et une partie mobile, le « catillus ». Les meules rotatives à main ont un diamètre compris entre 40 et 50 cm, alors que celles actionnées par les animaux, l’eau ou le vent sont plus imposantes.


Les polissoirs sont des outils qui servaient au façonnage des outils en roche métamorphique, comme les haches ou les ciseaux, qu'ils permettaient aussi de réaffuter. Avec le développement de la métallurgie, les mêmes roches servirent à aiguiser les lames de métal. En fonction de la vocation artisanale ou domestique de ces instruments, ils sont respectivement fixes ou mobiles.