De l’Holocène à l’Anthropocène

De la Finlande à la Californie, de la Suède à la Grèce, il fait chaud et sec, même au-delà du Cercle polaire, où cela ne devrait pas être, ce qui favorise la propagation des incendies. Comment douter dès lors du réchauffement climatique lié sans doute en grande partie aux activités humaines. Au début de cette année l’Organisation Mondiale de Météorologie constatait que les années 2015, 2016 et 2017 avaient été les années les plus chaudes depuis que l’on enregistre des températures sur le globe. Il est fort à parier que l’an 2018 est bien parti pour se placer à son tour sur le podium. Si l’homme est à lui seul capable par son activité à dénaturer le climat, son impact est autrement plus sensible quand on étudie les mutations du paysage qui nous entoure. Sous la pression démographique de l’humanité, les sols s’épuisent et se désertifient, l’eau se raréfient et les ressources minières disparaissent à vue d’œil tant elles sont consommées pour nos besoins énergétiques et matériels. Quoique peuvent encore en débattre les géologues quant à son existence ou à la date de son début, l’impact de l’homme sur la Terre est manifeste : nous sommes bien entrés dans une nouvelle ère: l’Anthropocène.
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Une vision du passé (Photo: Wikipedia)

En guise d’explication succincte, l’humanité a connu ces deux derniers siècles une explosion démographique sans précédent. Il y a seulement deux mille ans, ne vivaient sur la Terre que 200 millions d’individus, répartis pour 60 millions dans ce qui était alors l’Empire romain, pour 60 millions dans l’Empire du Milieu, et les 80 millions restants dans le reste du Monde. De plus, si l’on fait le compte de tous les Homo sapiens, Cro-Magnon et Néandertaliens compris, que la Terre a porté depuis la nuit des temps, on dénombre, en tout et pour tout, environ 100 milliards d’individus de notre espèce. Il apparait formidable de constater que sur ces 100 milliards, actuellement 7,63 milliards sont nos contemporains et que 20% de la population humaine a vécu au moins une année du 20ème siècle. Ces chiffres nous laissent songeurs et  expliquent à eux seuls, pourquoi avec tous les humains présents et tout le CO2 induit par l’ensemble de nos activités, la Terre se réchauffe aussi vite, et comment nous sommes entrés dans cette nouvelle ère.


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