La vérité était ailleurs

Aujourd’hui, le Mystery Park, parc d’attractions bâti autour des thèses de l’archéologie mystérieuse, a fermé ses portes, après trois ans et demi d’existence, et ce même jour j’ouvre mon blog consacré à l’image de l’archéologie dans notre société. Heureuse coïncidence. En effet, je peux me targuer d’avoir été l’un des premiers dans la profession à avoir dénoncé cette réalisation, et cela alors que l’ouvrage n’était encore qu’un projet. Ce parc d’attractions a coûté 86 millions de francs, financé en partie par la vente d’actions au grand public. De plus, de nombreux sponsors dont Coca-Cola, Feldschlösschen, Siemens, Sony, Swatch ou Swisscom, n’ont pas hésité a apporter à Erich von Däniken leur soutien, de même que les CFF leur infrastructure. Quel musée pourrait obtenir un tel soutien lors de sa création ?

En exposant ses énigmes archéologiques, le parc présentait les archéologues professionnels, au mieux, comme de sombres cachottiers gardant pour eux leurs découvertes et, au pire, comme de ridicules incapables, ne sachant pas mettre au jour et reconnaître les témoignages de nos visiteurs cosmiques. Mais ici, comme souvent, la vérité était ailleurs.

Prenons un exemple, celui de la stèle funéraire recouvrant le sarcophage du roi Pacal, un illustre souverain Maya de Palenque, supposé, selon l’exposition au Mystery Park, chevaucher une moto spatiale


Sarcophage du roi Maya Pacal et

Sarcophage du roi Maya Pacal et “speeder bike” de la guerre des étoiles

En fait cette représentation montre Pacal passant de vie à trépas et dévoré par la Terre, avant de renaître sous forme de divinité, ainsi que le fait le soleil chaque jour. Comme sur les stèles funéraires de nos cimetières, sont en outre indiqués : le nom du souverain, la date de sa naissance et de son décès, et celle de son accession au trône à l’âge de 12 ans. Sa position ne le montre pas chevauchant une moto, mais descendant l’arbre de vie. Il suffit de déchiffrer les glyphes pour obtenir toutes ces informations, ignorées par les concepteurs de l’exposition. Il est vrai que dans les années 60-70, au plus fort des ventes d’ouvrages d’archéologie mystérieuse, l’écriture maya n’était pas encore entièrement déchiffrée. Ce n’est que depuis peu, que l’essentiel du code maya nous est accessible. Il aurait été honnête d’informer les visiteurs sur cette découverte majeure de l’archéologie récente.

Liens sur le site internet (encore ouvert) du Mystery Park


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