ADS: des données archéologiques par millions

Au mois de février de cette année l’Archaeological Data Service (ADS) a eu le plaisir d’annoncer la conclusion d’un accord pour le maintien des subventions qui lui sont versées par l’Arts and Humanities Research Concil (AHRC). Ceci permettra à l’ADS de poursuivre sa tâche essentielle, celle de la préservation de toutes les données archéologiques du Royaume-Unis en accord avec la mission qui lui a été assignée en 1995 par l’Arts and Humanities Data Service (AHDS) dans le domaine de l’archéologie. Cet accord est le fruit de négociations entamées l’année dernières entre l’AHRC et l’AHDS. Pour défendre le niveau des subventions menacées par de sérieuses coupes budgétaires les utilisateurs des données collectées en étaient même venus à lancer une pétition de soutien en ligne.

Hache de l'âge du Bronze et fibules romaines

Planche d’objets provenant de la Société des Antiquaires de Londres

L’ADS, qui est hébergé par l’Université de York, assure la collecte, la conservation et la diffusion des résultats de fouilles effectuées au Royaume-Uni ou par des archéologues britanniques ailleurs dans le monde. Et lorsque l’on jette un coup d’œil, en cliquant sur les bases rassemblées et mises en ligne par l’ADS, on ne peut que rester ébahi et pantois devant les quantités de données conservées dans l’un ou l’autre de ses dépôts. Ainsi la base ArchSearch contient des informations sur plus d’un million d’entrées de type sites, monuments ou fouilles situés en Grande-Bretagne. D’autres bases permettent d’avoir accès à des thèses, des rapports de fouilles, des articles, des bibliographies, des revues, des cartes et des archives. Pour diffuser ses informations, l’ADS a choisi des formats standardisés, pour partager des images, des textes, des cartes ou des géodonnées entre archéologues-internautes. Et toute cette impressionnante documentation est en accès libre, sans inscription, sous réserves de l’acceptation des règles habituelles sur le copyright. Lorsque je vois ça, je me dis que nos collègues britanniques ont bien de la chance de disposer d’un tel outil pour entamer ou poursuivre leurs recherches.


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