Le dernier numéro de la revue « environnement », publiée par l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) téléchargeable ici, traite dans sa partie dossier des principales fonctions du sol. En tant qu’archéologue aimant ouvrir la terre à la recherche du passé, il est utile de s’intéresser à la façon dont les sols se construisent naturellement par l’accumulation de matières organiques et minérales et sous l’action des organismes qu’ils contiennent ou disparaissent sous l’effet de l’érosion. Mais de manière générale, la plus grande cause de perturbation des sols est actuellement due à l’activité humaine, ce qui nécessite nos interventions sur le terrain. En effet, chaque seconde qui passe dans notre pays, c’est près d’un mètre carré de sol qui est transformé en zone industrielle, en surface d’habitation ou en infrastructure de transport. Le sol est aussi une source de matières premières et l’élément essentiel à la production de notre alimentation. Mais lui et les organismes vivants qu’il contient doivent aussi faire face à un danger de pollution de plus en plus important qui menace leur fertilité, et notre propre survie. Au fil des pages on apprend que le plus grand organisme vivant connu est un champignon, dont le mycélium s’étend sur une superficie de neuf kilomètres carrés, qu’il pèse près de 600 tonnes et qu’il serait vieux de 2400 ans. On apprend également que le ver de terre le plus courant peut appartenir à deux espèces différentes. Cette connaissance doit faire plaisir à une étudiante en archéologie que j’ai connue et qui n’aimait pas fouiller par dégoût des vers de terre.

Hochdorf LU (extrait de la couverture)
Ce dossier instructif se termine avec un article avec lequel il aurait pu commencer, puisqu’il traite de la fonction d’archivage du sol. Il est basé sur une interview d’Elena Havlicek, actuellement collaboratrice à la section protection des sols de l’OFEV, qui a eu l’occasion de participer en tant que pédologue aux travaux archéologiques de l’Office cantonal d’archéologie de Neuchâtel, liés au chantier de Rail 2000 et de l’autoroute A5, en particulier sur le site de Saint-Aubin/Derrière la Croix. Cet article montre combien les sols représentent de bons témoins de l’histoire du paysage, du climat et des hommes, tant et si bien que l’on pourrait même être encouragé à définir des “pédotopes”. De fait, comme le rappelle dans son éditorial Gérard Poffet, sous directeur de l’OFEV, les mots « homme » et « humus » proviennent de la même origine étymologique indo-européenne. Il nous faut donc retrouver ce lien qui uni l’Homme à la Terre, en prônant une utilisation durable du sol, car c’est une ressource limitée . En conclusion, nous devons nous aussi veiller dans nos recherches à sa sauvegarde, au même titre que les sites archéologiques qu’il contient, en séparant et en préservant ses divers horizons dans nos travaux de terrassement. Une partie de nos archives du passé s’y trouve aussi.
Categories
Archives
- April 2013
- March 2013
- February 2013
- January 2013
- December 2012
- November 2012
- October 2012
- September 2012
- August 2012
- July 2012
- June 2012
- May 2012
- April 2012
- March 2012
- February 2012
- January 2012
- December 2011
- November 2011
- October 2011
- September 2011
- August 2011
- July 2011
- June 2011
- May 2011
- April 2011
- March 2011
- February 2011
- January 2011
- December 2010
- November 2010
- October 2010
- September 2010
- August 2010
- July 2010
- June 2010
- May 2010
- April 2010
- March 2010
- February 2010
- January 2010
- December 2009
- November 2009
- October 2009
- September 2009
- August 2009
- July 2009
- June 2009
- May 2009
- April 2009
- March 2009
- February 2009
- January 2009
- December 2008
- November 2008
- October 2008
- September 2008
- August 2008
- July 2008
- June 2008
- May 2008
- April 2008
- March 2008
- February 2008
- January 2008
- December 2007
- November 2007
- October 2007
- September 2007
- August 2007
- July 2007
- June 2007
- May 2007
- April 2007
- March 2007
- February 2007
- January 2007
- December 2006
- November 2006
Blogroll
Meta