Bilan intermédiaire d’Horizons 2015

Vendredi 18 janvier 2013, les archéologues actifs en Suisse dans tous les domaines et époques, se sont donnés rendez-vous à Bâle, dans l’un des auditoires de l’université, pour dresser le bilan intermédiaire du projet Horizons 2015. Rappelons que ce projet – que nous avons présenté ailleurs dans ce blog – a pour but d’améliorer la collaboration entre les diverses institutions et organisations de l’archéologie suisse, soit en premier lieu les services cantonaux, les universités et les musées. La première partie de la rencontre d’hier était consacrée aux diverses activités liées au projet, en particulier celles des groupes de travail formés à l’issue du concours d’idée de 2010. C’est dans cette partie que je suis intervenu en compagnie de Nathalie Duplain pour présenter le rapport établi par le groupe de travail « Nouvelles technologies et médias », créé a l’issue de sa réunion constitutive du 31 août 2011. Dans la seconde partie, furent présentés une dizaine de projets montrant qu’il est possible de mettre en place des collaborations suprarégionales et institutionnelles  allant au-delà de l’esprit de clocher, qui dans sa version suisse alémanique se dit  « Kantönligeist». Mais malgré ces présentations il semble que l’on est encore loin d’une véritable coordination de l’archéologie dans notre pays, car chacun préfère être le maître dans son canton ou son institution plutôt que de se voir imposer des règles venues d’ailleurs.
Horizons2015
Un millefeuille dans un colloque

Dans le cadre du groupe de travail « Nouvelles technologies et médias », nous avons constitué une liste des ressources disponibles en ligne concernant l’archéologie en Suisse, que l’on trouve sur les sites internet des archéologies cantonales, des musées d’archéologie, des universités et des recherches sur Google et Wikipédia. En faisant cela on ne peut que constater que cette présence en ligne poursuit essentiellement un rôle de communication institutionnelle permettant de savoir qui est responsable de quoi, où et quand. Mais si l’on cherche à connaître la richesse des sites suisses, leur localisation et les découvertes qui en sont issues, la tâche se révèle ardue si on ne maîtrise pas la structure dispersée de ces informations, voire tout simplement impossible, dû à l’absence même d’information en ligne dans certains cantons. Il apparaît paradoxal de constater que si un amateur d’archéologie cherche des données synthétiques sur l’archéologie en Suisse, il trouvera ces renseignements plus facilement sur un site étranger que sur l’un ou l’autre des sites des organisations faîtières de l’archéologie suisse, comme celui de la Conférence Suisse des Archéologues Cantonaux ou d’Archéologie suisse. Nathalie Duplain dans son blog résume bien l’ensemble de nos observations. Ce bilan plutôt désolant doit donc encourager le groupe de travail  à poursuivre sur cette lancée pour amener à terme à la création d’un véritable portail Internet de l’archéologie en Suisse, et disposer ensemble toutes les couches d’informations pour en faire un millefeuille digeste.


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