Indiastra et les associés d’Alliance Patrimoine

Aujourd’hui a eu lieu à Berne l’assemblée générale du Groupe de travail pour les recherches préhistoriques en Suisse (GPS). En marge de la partie scientifique qui expose les dernières découvertes et recherches en pré- et protohistoire du pays, deux communications de nature politique furent présentées. Ce fut d’abord Alexander von Burg,  responsable du service de l’Office fédéral des routes (OFROU) spécialisé en  archéologie /paléontologie, qui profita de la tribune pour commenter la nouvelle « Procédure applicable en cas de découvertes archéologiques ou paléontologiques lors de la construction des routes nationales». La réforme de la péréquation financière entre la Confédération et les cantons (RPT) décidée le 28 novembre 2004, et entrée en vigueur le 1 janvier 2008, a comme première conséquence que tous les frais des travaux liés à la construction des routes nationales sont payés intégralement par le maître d’œuvre, c’est-à-dire la Confédération, alors qu’auparavant une partie des frais, entre 3 et 35% devait être prise en charge par les cantons.  Dorénavant, tous les nouveaux projets d’autoroutes seront développés par l’une des cinq filiales régionales de l’OFROU et seront assortis d’un rapport relatif à l’impact sur l’environnement (REI) et d’une étude d’impact sur l’environnement (EIE) pour lesquels le service spécialisé de l’OFROU (ASTRA en allemand) sera responsable de l’application de l’article 3 de la Loi sur la Protection de la Nature et du paysage (LPN). Une bonne raison pour accepter l‘augmentation de la vignette autoroutière à 100 francs.

Indiastra
Indiastra est prêt à imposer sa procédure

Lors de l’assemblée générale, le président d’Archéologie suisse (AS), Peter- Andrew Schwarz prit la parole pour annoncer le lancement officiel le 28 mai 2013 de l’association « Alliance Patrimoine » résultat de l’action concertée de quatre sociétés (Patrimoine suisse, la Société d’histoire de l’art en Suisse (SHAS), le Centre national d’information pour la conservation des biens culturels (NIKE) et Archéologie suisse ) qui se sont associées pour former un groupe de lobbying chargé de rencontrer, de deux à quatre fois par année, les administrations et des parlementaires fédéraux. Pour cela ils partageront les coûts d’un cabinet d’avocat, Furrer.Hugi & Partner AG, qui sera chargé de défendre leurs intérêts lorsqu’ils seront concernés par de nouvelles dispositions administratives. Si on ajoute à toute ces bonnes nouvelles la publication par un groupe de travail dirigé par Gilles Bourgarel des « lignes directrices pour l’archéologie de terrain » mis en place dans le sillage du projet Horizon 2015, on peut dire que l’archéologie helvétique semble vouloir se définir dans un cadre opérationnel et politique de mieux en mieux établi. Car malgré une reconnaissance du public, les archéologues ont du mal à être pris en considération par les autorités.


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