Pour un portail de l’archéologie suisse

Depuis mi-octobre 2013, a été mis en ligne le Portail Sciences de l’Antiquité (PSA) en Suisse, dont le souhait est de servir le rôle de fil d’Ariane dans le labyrinthe que représente parfois Internet pour les personnes qui cherchent de l’information dans ce domaine. Comme le rapporte la page d’accueil du site, le projet PSA fut initié en février 2013, avec le soutien financier de l’Académie suisse des sciences humaines et sociales (ASSH), par un groupe de huit associations et commissions réunies dans le Groupe de coordination PSA, à savoir : Archéologie Suisse (AS), Association des amis de l’art antique, Association suisse pour l’étude de l’Antiquité (ASEA), Commission Corpus Americanensium Antiquitatum (CAA), Commission du Dictionnaire de latin médiéval (CDLM), Inventaire des trouvailles monétaires suisses (ITMS), Société suisse de numismatique(SSN), Société suisse pour l’étude du Proche-Orient ancien (SSPOA).
PSA
Extrait du bandeau d’accueil du PSA

En parcourant ce nouveau site, qui a au moins le mérite d’être bilingue (français, allemand),  il faut admettre d’emblée que le public cible est clairement celui des chercheurs et des professionnels de l’archéologie qui se trouvent engagés dans les académies, les musées ou les institutions. En effet, à part la page « Actualité » qui établit le lien direct vers les manifestations et expositions en cours sur le sujet, guère plus d’informations utiles pour le grand public qui s’intéresserait de façon générale au domaine de l’archéologie en Suisse que les liens Internet déjà établis par d’autres sites, comme celui de l’organisation faîtière Archéologie suisse.  Seule la structuration des liens apporte à l’ensemble une meilleure visibilité. En revanche, le développement des contenus, cantonalisation de la culture oblige, dépend toujours  et encore des informations plus ou moins bien présentées dans les sites des Offices cantonaux ou des institutions en charge de l’archéologie dont le PSA donne les liens.  Il ne s’agit donc, en définitive, que d’une simple passerelle de liens Internet et non d’un véritable portail d’informations sur l’archéologie en Suisse dans le sens souhaité par le groupe de travail « Nouvelles technologies et médias » constitué dans le cadre d’Horizons 2015. Mais pour parvenir à cet objectif, il faudrait sans doute obtenir une ressource plus importante que celle d’un poste de rédaction à 15% destiné à entretenir le site. La vraie révolution serait de disposer formellement de la collaboration active de tous les professionnels du domaine pour qu’ensemble ils mettent à jour et développent ce nouveau portail d’informations centralisé afin de le rendre utile pour tous les publics.


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