A la découverte des cités perdues

Dans un blog consacré à l’archéologie, il est souvent fait mention de l’une ou l’autre cité perdue qui demeure dans la mémoire des hommes. Aujourd’hui la nouvelle diffusion sur la Première de la RTS de l’émission Monumental consacrée aux «cités perdues» avec pour invitée Aude de Tocqueville, auteure du livre “Atlas des cités perdues” aux éditions Arthaud m’a rappelé à cette évidence. Comme la page de l’émission l’indique, « tout comme les civilisations, les villes sont mortelles et peuvent en peu de temps, être rayées de la carte. Que ces villes soient fantômes, oubliées ou disparues, elles fascinent et intriguent toujours ». Au détour des posts de ce blog j’ai évoqué la cité d’Angkor, l’ancienne capitale de l’empire Khmer, la cité romaine de Pompéi, détruite par l’éruption du Vésuve le 24 août 79, ou encore Babylone, l’une des plus grandes et des plus importantes cités antiques située en Irak. Toutes ces villes font partie de la liste dressée dans cet Atlas.

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Pompéi au pied du Vésuve (Photo : Wikipédia)

Ce que le livre d’Aude de Tocqueville nous signale en plus c’est que « les villes sont mortelles et peuvent disparaître de la carte du monde » et cela encore aujourd’hui. « La cité d’Epecuen en Argentine a fini engloutie par les eaux, Centralia en Pennsylvanie est consumée depuis des années par un feu souterrain, Colesbukta en Norvège ou Kadykchan en Russie, toutes deux villes minières ont été abandonnées dès les derniers gisements épuisés. Kantubeck en Ouzbekistan, centre de recherche d’armes biologiques durant la Guerre froide est aujourd’hui métamorphosé en dangereux no man’s land. Prypiat en Ukraine est morte d’une explosion nucléaire (celle de Tchernobyl), tandis qu’au Japon, Hashima Island a été transformée en décor de films… Folie de la nature ou des hommes, déclin économique ou guerres, lentement ou brutalement, ces disparitions nous fascinent et nous interrogent ». L’Atlas des cités perdues relate les destins merveilleux et pourtant bien réels de 44 cités dont les vestiges antiques ou modernes hantent la planète. Mais la liste dressée est loin d’être exhaustive car il manque dans l’index de cet ouvrage d’autres cités, comme Ostie, port et comptoir de Rome, la mystérieuse cité de Pétra cachée parmi les roches aux parois abruptes en Jordanie ou la ville mythique de Troie, immortalisée dans les œuvres de Virgile et Homère, redécouverte par l’archéologue allemand Heinrich Schliemann.


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